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L'info Tabac
Dans le N° 442 de la revue "Que Choisir"
un court article page 7 concernant le futur décret sur la protection des non-fumeurs.

Décret qualifié de "LIGHT", c'est le moins qu'on puisse dire !! Notre association attendra la parution du texte définitif et officiel du décret pour le commenter. Comme beaucoup d'associations de lutte contre le tabagisme, nous aurions préféré une loi plutôt qu'un décret. Il semble néanmoins que le futur décret soit peu dissuasif au moins au plan des possibilités de constater les infractions et au plan des sanctions des infractions. Comme l'indique Que Choisir, les sanctions sont revues à la baisse : 450 € et 750 € demandés par la mission parlementaire passent respectivement à 75 et 150 € (pour mémoire, en Irlande : 3 000€ d'amende pour le fumeur récalcitrant et 3 000€ d'amende pour le responsable des lieux). Nous remercions la direction de la rédaction de la revue " Que Choisir " qui nous a autorisé à reproduire cet article sur notre site Internet. C.Peschang.

Lire l'article.
Encore un exemple à suivre!
Ci-joint un article du journal régional " La Renaissance " du 27 octobre qui relate l'ouverture du dancing " Les copains d'abord " à Paray le Monial, dancing strictement non-fumeurs à la grande satisfaction des clients et du directeur qui apprécient l'atmosphère respirable.
Le directeur, M. JOURDIER, nous confie que depuis le 21 juin 1998 il gère ce type d'établissement à Chalmoux (71), déjà non-fumeurs, ce qui ne l'a jamais empêché d'avoir une clientèle nombreuse et fidèle.
Notre association constate donc, une fois de plus, que la législation de lutte contre le tabagisme n'est pas une entrave, bien au contraire, à la fréquentation des lieux publics et ceci malgré les arguments fallacieux de certains commerçants !!
Nous remercions la direction de la rédaction de La Renaissance qui nous a autorisé à reproduire cet article sur notre site Internet.


Revue PARENTS Novembre 2006
Un article de la revue PARENTS (N° de novembre 2006) destiné aux femmes enceintes pour arrêter de fumer.

Nous remercions la direction de la rédaction qui nous a autorisé à reproduire cet article sur notre site Internet.




Dans "l'Echo Républicain" du 01/09/06.




EMBAUCHE DES FUMEURS
"Cette décision n'est pas applicable en France"

par Christian Peschang,dirigeant et chef du service juridique de l'Association d'aide aux victimes du tabagisme

La Commission européenne a décidé de ne pas poursuivre pour discrimination à l'embauche une entreprise qui refusait d'engager des fumeurs . Est-ce que vous considérez que c'est une avancée dans la lutte contre le tabagisme ?
- Non, je ne le pense pas. Notre association aide autant les fumeurs qui veulent arrêter de fumer que les non-fumeurs victimes de tabagisme passif. Cette décision n'est de toute façon pas applicable en France, à cause du Code du Travail. Or je suis pour l'application des lois, que ce soit la loi Evin ou le Code du Travail. Si la loi Evin était bien appliquée dans les entreprises, il serait partout interdit de fumer et il n'y aurait pas lieu de se poser la question de la discrimination à l'embauche. Si vous fumez, alors que l'employeur l'interdit, il a le droit de vous licencier. Toutefois, pour que la loi Evin soit efficace, elle doit être adaptée. La seule solution n'est pas le licenciement.
Face à un employé fumeur, un employeur a comme solution soit d'interdire totalement la cigarette et de laisser l'employé se débrouiller, soit de tolérer des pauses cigarettes, qui peuvent être reprises sur les RTT, soit de mettre l'employé à la porte, ou de le laisser partir de lui-même, s'il ne peut pas s'empêcher de fumer. Mais il n'y a pas lieu de faire des discriminations, la loi doit juste être appliquée. Toutefois, on peut considérer parfois qu'il existe une discrimination larvée, comme cela est fréquent face aux seniors ou aux femmes en âge d'avoir des enfants.

En terme juridique, comment jugez-vous la décision de la Commission européenne ?
- En France, il n'y avait pas de vide juridique à combler, donc cette décision ne change rien. Toutefois, il y a une commission Parlementaire qui a été mise en place pour tenter d'améliorer les dispositions de la loi Evin, qui, je le rappelle, interdit de fumer dans tout les lieux collectifs clos, publics comme privés. D'un autre côté, je ne dis pas que le Code du Travail répond à tous les problèmes, il existe de nombreuses discriminations contre lesquelles il est difficile de lutter.Il ne faut pas négliger non plus, dans certaines entreprises, la discrimination envers les non-fumeurs, qui sont vus comme ceux qui sèment la zizanie et qui sont mis dans un bureau au sous-sol!

Comment pourrait-on améliorer la cohabitation entre fumeurs et non-fumeurs au sein des entreprises ? L'entreprise peut-elle devenir un lieu efficace de lutte contre le tabac ?
- La loi Evin ne prévoit pas de cohabitation, par contre, elle permet, sans l'obliger, l'installation d'espaces fumeurs avec des normes d'hygiène strictes. Mais les employeurs installent rarement ce genre d'espace car cela mobilise des mètres carrés et coûte entre 15.000 et 20.000 euros pour la ventilation. Dans mon ancien lieu de travail, chez Dassault, lorsque la direction a menacé de lourdes sanctions ceux qui fumaient à leur poste, ça a crée un déclic chez de nombreux employés, ce qu'on appelle une "béquille de sevrage", et ils ont réussi à arrêter de fumer. Par ailleurs, notre association fait de la prévention contre le tabagisme dans de grandes entreprises, comme la RATP. Ces entreprises le font avant tout pour ne pas se mettre dans des conditions de vulnérabilité juridique. Les entreprises sont de toutes façons obligées de tenir compte des fumeurs, qui sont, comme dans le reste de la société, près d'un quart de la population.

Propos recueillis par Simon Tenenbaum(le mardi 8 août 2006) pour www.nouvelobs.com
Classement sans suite!
Notre association, conformément à ses statuts, lutte contre le tabagisme par des initiatives et des activités liées à la santé, mais aussi par tous les moyens prévus par la loi.

Parmi ces moyens, la vigilance concernant la publicité directe ou indirecte qui paraît dans la presse pour les produits du tabac.
Depuis bien longtemps nous avons constaté la bienveillance de certains magistrats pour les contrevenants à la loi EVIN, notamment la presse et même leur hostilité à la loi dite EVIN.
Comme le déclarait récemment un de nos avocats : « Dans les parquets, les magistrats n'ont rien à cirer de la lutte antitabac.»
Témoin les classements sans suite décidés par les procureurs de la République dans des affaires récentes concernant les publicités indirectes parues dans différentes publications : L'EQUIPE et L'AMATEUR DE CIGARE.
Pour le journal L'EQUIPE, le classement sans suite est motivé de la façon suivante :
L'auteur des faits (comprendre la direction du journal L'EQUIPE) a régularisé la situation.
Pour la revue L'AMATEUR DE CIGARE, le procureur de la République a estimé que « le préjudice est de peu de gravité ».
Nous pouvons comprendre que la direction du journal L'EQUIPE a vraisemblablement « promis » de ne plus recommencer et que les infractions à la loi EVIN ne provoquent que des préjudices de peu de gravité.
Mais les infractions ont eu lieu et notre association a réglé les honoraires d'avocat !
Dans la perspective d'une future loi, notre association milite pour que le texte à venir comporte l'obligation de poursuites contre toutes les transgressions, d'où¹ qu'elles viennent et que le ministère de la justice enjoigne aux parquets de poursuivre toutes les infractions.
Pour d'autres sujets, le ministère de la justice n'hésite pas à publier une circulaire de recommandations aux procureurs de la République !!
Ci-joint vous trouverez un article relatant les propos de notre avocat Me DELTHIL et deux récents avis de classement sans suite pour le journal L'EQUIPE et la revue L'AMATEUR DE CIGARE.

Plainte du 23.03.05. (pdf 1.02Mo)  Sans suite (pdf 23Ko)
Dans le journal 20" du 19/04/06
L'interview de notre avocat sur l'application de la loi EVIN.

Communiqué.
Ainsi la montagne a accouché d'une souris !!

Peut-être même n'a t-elle pas accouchée du tout, puisqu'on peut considérer que la législation de santé publique contre le tabagisme est encore en gestation.

Il fallait être bien naïf pour croire qu'il suffirait d'une déclaration d'intention du ministre de la santé pour obtenir du Premier ministre qu'un décret règle le problème de la protection des non-fumeurs dans les lieux publics et collectifs, surtout après le coup de pied occulte du CPE.

Il n'y a donc pas lieu de porter le deuil pour cette occasion ratée.
C'est bien aux associations que revient la responsabilité de fait d'informer le public sur les méfaits du tabagisme actif et passif, de convaincre le monde politique du bien fondé de la lutte contre le tabagisme et surtout de lutter pour obtenir le respect de la législation existante.

Aujourd'hui, il reste néanmoins la loi Evin, loi qui remet aux associations le pouvoir d'ester en justice pour lutter contre le tabagisme.

C'est bien aux associations qu'il revient, grâce aux dispositions de la loi Evin, d'ester en justice pour obtenir l'application de la loi par des recours devant les Tribunaux.
Le lobby tabagique est bien parvenu à faire avorter un renforcement de la loi et le lobby des buralistes, après avoir obtenu de RAFFARIN 150 millions d'euros (M LEPAPE est très discret sur ce sujet) et un moratoire des augmentations de prix du tabac, est parvenu à influencer le monde politique par la menace que constituent leur bulletin de vote (34 000 buralistes en France).
Jacques Chirac, habile en promesses non tenues, a bien déclaré que " les promesses n'engagent que ceux qui y croient !!! "
.
M LEPAPE président de la confédération des débitants de tabac, avec qui j'ai eu plusieurs fois l'occasion de débattre à la télévision et à la radio, déclarait en ces occasions que les associations de lutte contre le tabagisme étaient " constituées d'ayatollahs, d'intégristes autoritaires " et que la loi Evin était " inapplicable en France, inadaptée à la culture française, privative de liberté " etc !!

Il y a quelques jours, le 13 mars 2006, M LEPAPE, dans sa crainte d'un renforcement de la législation réclame " une meilleure application de la loi Evin " loi qu'il a contestée et incité à bafouer depuis sa promulgation en 1992.
Selon M LEPAPE ce qui était inacceptable hier devient donc souhaitable aujourd'hui !!
Je propose donc dans la situation actuelle de prendre aux mots M. LEPAPE et de lui demander quelles consignes il donne à ses adhérents dans le domaine du respect citoyen de la loi Evin dans leurs établissements.

Je propose aussi d'intensifier les procédures contre ces établissements qui bafouent ostensiblement la loi.

En matière de protection des non-fumeurs, le premier procès gagnant (devant les Prud'hommes à Versailles) a eu lieu en 1995.
Il s'agissait de défendre une salariée de la Caisse Primaire d'Assurances Maladie des Yvelines lourdement sanctionnée pour avoir demandé l'application de la loi Evin.
Cette salarié était mon épouse et j'ai constitué, à l'époque, un dossier gagnant et élaboré une stratégie toujours utilisée pour obtenir l'application de la loi Evin et protéger les salariés non-fumeurs.

Aujourd'hui, beaucoup de voix s'élèvent pour déplorer la mauvaise application de la loi Evin, mais aucune, ou très peu, de voix pour analyser les causes de la mauvaise application de la loi Evin.
Pour notre association, Aide aux Victimes du Tabagisme, notre expérience en matière de procédures nous montre que c'est à cause de la bienveillance ou le manque d'intérêt pour la cause de certains procureurs ou magistrats que la loi Evin est mal appliquée.
Ainsi et à titre d'exemple, un procureur n'a requis aucune peine contre un employeur (une entreprise publique) en déclarant que la loi Evin était " une loi d'inquisition " et que " les associations ne devraient pas être habilitées à s'immiscer dans les affaires des entreprises, c'est l'employeur qui règle ces problèmes ".

En clair et pour ce procureur pourtant chargé de l'application de la loi, la loi Evin " n'est pas une bonne loi ".
Dans un hôpital où des salariés se plaignent que la loi n'est respectée, le procureur n'a pas requis contre la direction et s'est même offert à aider la direction à appliquer la loi, mais les infractions demeurent et le personnel subit le tabagisme passif.

Dans une grande entreprise privée, le procureur déclare " qu'il ne faut pas embéter des grandes entreprises créatrices d'emplois avec des problèmes mineurs ".
Dans un procès contre la presse délinquante, le procureur déclare : " quand je vois au palais un homme en noir (sous-entendu un avocat ou un magistrat. NDLR) fumer dans un lieu interdit, je lui demande simplement d'éteindre sa cigarette, il n'y a pas de quoi faire un procès pour si peu ".
Dernièrement, encore contre la presse délinquante, un procureur tente de culpabiliser notre association en nous traitant de " racketteurs " de " chasseur de prime " et ne requiert aucune peine, alors que notre association, comme d'autres, est habilitée par la loi à ester en justice et que personne ne le fera à notre place.

Mais d'autres possibilités s'offrent à certains procureurs, par exemple le classement sans suite ou l'inertie.

Le classement sans suite n'intervient qu'après le dépôt de plainte, mais l'association a quand même payé les honoraires d'avocat !!

Dans le journal de Mickey, un article sur la F1, FERRARI et Schumacher revêtu de sa combinaison décorée de son sponsor cigarettier.
Notre association dépose une plainte entre les mains du procureur en janvier 2004 !!!

Toujours aucune suite !!!

Dans beaucoup de grandes surfaces au rayon des posters décoratifs, on peut trouver des posters de motards portant ostensiblement la marque et le logo de leurs sponsors cigarettiers.
Dépôt de plainte le 2 février 2005, toujours aucune suite.

Pour que la plainte avec constitution de partie civile soit retenue, il faut, en plus, payer une consignation d'un montant souvent élevé : 3 000 € à Paris !!, 500 à 700 € en province.
Montant hors des possibilités des modestes associations.

Les exemples sont nombreux !!
Ainsi pour notre association, c'est bien clair : oui la loi Evin est mal appliquée, mais pas du fait des associations qui sont souvent constituées de bénévoles dévoués, mais du fait de la bienveillance ou du manque de détermination du monde juridique.
Après le renoncement du monde politique pour renforcer la protection des non-fumeurs, le temps n'est pas au deuil et aux lamentations, le temps est à l'action.

Il nous reste la loi Evin, il faut continuer à nous en emparer et agir pour son application stricte, par exemple en demandant une entrevue au Garde des sceaux pour obtenir une circulaire qui recommande aux Procureurs de requérir systématiquement contre les organismes (employeurs, presse, dirigeants de lieux publics, etc) qui bafouent la loi Evin et bien sur à continuer la lutte.

C. Peschang
Paray le Monial, le 13 avril 2006.
10 raisons pour une Europe sans tabac
Aujourd'hui, un rapport européen sur les conséquences sanitaires et économiques du tabagisme passif intitulé "Lifting the smokescreen, 10 reasons for a smokefree Europe" a été rendu public. Il a été réalisé grâce à l'Inca (Institut national contre le cancer en France), l'European respiratory Society, Cancer Research UK et le Smokefree Partnership

10 raisons pour une Europe sans tabac

1. le tabagisme passif tue et met la santé en danger
2. tout travailleur a le droit d'être protégé de l'exposition à la fumée de tabac
3. il est scientifiquement démontré que la ventilation ne protège pas de l'exposition à la fumée de tabac
4. les législations en ce domaine n'ont pas d'impact économique négatif
5. la liberté inclut la responsabilité de ne pas mettre les autres en danger
6. l'opinion soutient les législations contre le tabagisme passif
7. les populations appliquent ces législations
8. ça a été fait ailleurs, on peut donc le faire partout
9. c'est une mesure rentable (coût/efficace)
10. une politique globale de protection contre la fumée de tabac est efficace


revue de presse du 9 janvier 2006
TABAC

Lobby du tabac

" L'UMP intoxiquée par le lobby du tabac " titre LIBERATION de lundi qui assure que " ses députés sont courtisés avant le vote sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics ". D'après le journal, le fabricant BAT veut étouffer la proposition de loi d'Yves Bur visant à interdire de fumer dans tous les lieux publics, et dans une note envoyée aux députés il agite le risque de voir les 13 millions de fumeurs élire un président de gauche en 2007, en affirmant que " la dernière fois que le gouvernement a souhaité prendre des mesures fortes " en augmentant les taxes " les buralistes et les fumeurs ont réagi dans les urnes en en exprimant leur rancoeur, leur colère à l'encontre des candidats de la majorité aux élections cantonales et régionales " d'où " le risque d'une nouvelle (...) sanction (....) lors de l'élection présidentielle ". Indiquant que cet " argumentaire fumeux " a été concocté par un lobbyiste, ex collaborateur de Renaud Dutreil au ministère des PME et ex collaborateur d'un député UMP du Val d'Oise à l'intention de députés UMP " influents " notamment les membres du club des parlementaires amateurs de Havane parmi lesquels André Santini ou Patrick Balkany, le journal rapporte que selon le ministère de la santé " les députés (…) ne veulent que du positif en période préélectorale mais Xavier Bertrand est déterminé ". Le journal qui souligne que le rapport de l'Igas précisant les modalités et le calendrier de cette réforme a été remis au ministre le 30 décembre, précise qu'il est en train d'être étoffé sur certains " points juridiques épineux " et que " sa présentation a donc été repoussée dans le meilleur des cas au mois de février ". D'après Libé, " en coulisse c'est la guerre entre cigarettiers et défenseurs de la santé publique " mais selon le conseiller d'un député ils ne " se battent pas avec les mêmes armes " puisque " les premiers invitent à l'Open de tennis de Bercy quand les seconds doivent prendre rendez vous avec le ministre ". Relevant qu'en guise de vœux, Alliance contre le tabac a rappelé aux députés que " 80% des Français sont favorables " à l'interdiction, le quotidien rapporte que toutefois selon le lobbyiste, ce qui est sûr c'est que " chaque jour 11 millions de Français entrent dans un bureau de tabac " soit " 19 000 personnes par circonscription. Lorsqu'on sait que la plupart des législatives se jouent entre 50 et 800 voix ".
revue de presse du 29 décembre 2005
TABAC

Lobby du tabac

" Le lobby du tabac veut faire tousser dans la majorité ". titre LIBERATION du 27 décembre qui affirme qu'un cigarettier " engage deux ex - collaborateurs ministériels pour faire pression sur les élus ". Assurant que depuis quelques semaines le lobby des cigarettiers s'active pour étouffer la proposition de loi d'Yves Bur visant à interdire de fumer dans tous les lieux publics, le quotidien relève que l'objectif est de convaincre les parlementaires de ne pas signer le texte et de retarder l'inscription de la proposition de loi à l'ordre du jour de l'Assemblée. D'après Yves Bur " les industriels du tabac savent que si cette loi n'est pas bouclée avant mai, elle sera enterrée jusqu'en 2008 ". Libé qui note qu'à cet effet BAT vient de recruter une ex collaboratrice de Jean Louis Debré à l'Assemblée et de Serge Lepeltier au ministère de l'environnement ainsi qu'un assistant parlementaire UMP et membre du cabinet de Renaud Dutreil au ministère des PME, évoque l'argumentaire distillé par le "jeune lobbyiste" au pot de la questure de l'Assemblée auprès de députés UMP " Savez vous qu'il y a (…) environ 19 000 fumeurs dans votre circonscription ? Si vous soutenez cette proposition, vous n'avez pas peur de les énerver alors que vous avez été élu à 800 voix près ? " ou encore " Savez vous pourquoi les socialistes comme Claude Evin soutiennent (…) cette proposition ? parce qu'elle est bonne pour la santé publique ou parce qu'elle va planter la majorité ? ". Et Libé d'estimer qu'il y a là de quoi faire réfléchir une trentaine d'élus inquiets pour leur réélection voire de les inciter à glisser deux mots au ministre de la santé sur " la nécessité pour le gouvernement d'ensabler la proposition Bur ".

TABAC

Lobby

Sous le titre " Un lobby enfume l'assemblée " VSD indique que British American Tobacco " s'efforce d'étouffer la proposition de loi du député Yves Bur " visant à interdire le tabac dans tous les lieux publics. Notant que le groupe a embauché deux anciens conseillers ministériels afin qu'ils discutent avec les parlementaires du nombre de fumeurs dans leur circonscription, l'hebdo assure qu'il a également envoyé aux députés une lettre rappelant que la France compte 13 millions de fumeurs, et affirmant que " la dernière fois que le gouvernement a souhaité prendre des mesures fortes pour lutter contre le tabac, les buralistes et les fumeurs ont réagi dans les urnes à l'encontre des candidats de la majorité ".
Etats-Unis -Lobbying - Dur, dur d'être lobbyiste !

Pris d'assaut par Hollywood,
les lobbyistes défendant les intérêts des fabricants d'armes à feu, des producteurs de vins et d'alcools et des industriels du tabac ripostent... autour d'un dîner bien arrosé
.Eamon Javers et Lorraine Woellert - Business Week

Avrai dire,
Washington compte ces jours-ci très peu de lieux enfumés. Le conseil municipal a en effet décidé de resserrer la réglementation sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics et le Big Tobacco [les grands fabricants de cigarettes] n'exerce plus le même pouvoir qu'autrefois. Cependant, l'image d'Epinal que l'opinion publique a généralement des lobbyistes - des personnages manipulateurs qui, cigarette au bec, font pression à huis clos dans les sombres coulisses du pouvoir - va se trouver confirmée avec la sortie aux Etats-Unis, le 17 mars, du film " Thank you for Smoking ", une satire jubilatoire sur les méandres des lobbys washingtoniens

.Les trois " héros " dépeints dans le film travaillent pour le compte des secteurs du tabac, des vins et alcools et des armes à feu. Ils se sont affublés du surnom d'" escadron MOD " [Merchants of Death, littéralement escadron des marchands de mort]. Le personnage principal, Nick Naylor, porte-parole des fabricants de tabac, interprété par l'acteur Aaron Eckhart, plante le tableau avec une simple observation : " Pour faire partie de notre profession, il faut savoir se montrer très souple sur le plan moral, ce dont très peu de gens sont capables ", sourit-il. Dans la vraie vie, les membres de l'escadron MOD ne se retrouvent pas lors de déjeuners hebdomadaires comme dans le film. Business Week a cependant, le 7 mars, réuni un tel groupe de lobbyistes pour leur demander s'ils avaient la conscience tranquille même s'ils défendaient les intérêts des " industries du péché ". Les lobbyistes ont commencé par visionner le film. Détail croustillant : un lobbyiste du secteur des vins et alcools a décliné notre invitation, soucieux de ne pas ternir sa réputation en s'acoquinant avec un lobbyiste du secteur du tabac... Le groupe a par la suite dîné au restaurant The Palm, haut lieu de l'intelligentsia washingtonienne, en compagnie de Christopher Buckley, l'auteur du livre " Thank you for Smoking " ayant inspiré le film homonyme. Là, ils se sont livrés à quelques réflexions au sujet de leurs carrières respectives. Toujours le même refrain : selon eux, la vie de lobbyiste n'a rien d'une sinécure !

Le scandale provoqué par les trafics d'influence du lobbyiste washingtonien Jack Abramoff a braqué les projecteurs du monde entier sur un secteur d'ordinaire ultradiscret. Le Congrès américain examine de nouvelles restrictions sur les activités de lobbying et K Street [l'artère washingtonienne où sont concentrés la plupart des lobbys] est prise d'assaut comme jamais auparavant. " On nous reproche tout et n'importe quoi, de l'épidémie de variole à la famine mondiale, donc nous avons l'habitude d'être la cible d'accusations injustes ", lâche Chris Cox, lobbyiste en chef de la National Rifle Association [le puissant lobby de défense du port d'armes à feu aux Etats-Unis], qui porte fièrement des boutons de manchette frappés du sigle de son organisation gouvernementale préférée, le Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives [bureau des alcools, tabac, armes à feu et explosifs].

Lors du dîner, tout le monde picole sec, mais personne n'allume une cigarette et personne n'admet posséder d'arme à feu. Ces lobbyistes ne se chaussent pas chez Gucci : le cuir fin des chaussures de la marque italienne ne résisterait pas aux longues heures passées à arpenter les couloirs du pouvoir. Et pas question de pavoiser avec une Rolex : une simple montre à cadran numérique fait l'affaire.

Autour de steaks et de cabernet, l'escadron MOD plaide sa cause. Tout comme Nick Naylor, les lobbyistes affirment qu'ils se contentent de gagner leur vie en défendant des produits légaux ainsi que les droits des Américains qui fument, boivent de l'alcool et possèdent des armes à feu. Certes, ils se font souvent haranguer lors de dîners en ville, mais, " lorsque vous protégez un droit civil qui est reconnu dans la Constitution, cela n'est pas si difficile de défendre votre position ", note Cox.

Et comme on pouvait s'y attendre de la part de tels professionnels aguerris, ils sont les rois de la com. Thomas Quinn, associé au sein du cabinet d'avocats Venable, dont la longue liste de clients inclut UST Public Affairs, une branche des fabricants de tabac sans fumée Skoal et Copenhagen, n'a aucun scrupule. " Etre lobbyiste, c'est faire partie de la profession la plus noble au monde, affirme-t-il. Avant, c'était le clergé et les enseignants. Désormais, la plus haute vocation, c'est d'aspirer à être lobbyiste. Les lobbyistes sont les seules personnes qui défendent encore les intérêts des petites gens contre l'interventionnisme intempestif de l'Etat. "

Hollywood brosse évidemment un tableau beaucoup moins flatteur de la profession. Pour Buckley, les lobbyistes " exploitent toute une série d'ambiguïtés morales ". Les autres washingtoniens dépeints dans le film ne sont par ailleurs guère épargnés par la satire : Katie Holmes joue une journaliste séductrice, tandis que William Macy, en sénateur opportuniste, est présenté comme le personnage le plus intègre du film. Les compagnons de table de Buckley ne voient cependant aucune once d'hypocrisie dans ce qu'ils font. " Si nous n'étions pas convaincus du bien-fondé de nos arguments, nous n'exercerions pas ce métier ", insiste Drew Maloney, qui a au cours des dernières années défendu les intérêts des trois catégories de produits pestiférés - armes à feu, alcool et tabac.

Profil bas
Etre lobbyiste ne consiste cependant pas à se poser en patriote défenseur des intérêts des citoyens américains. Il faut être prêt à travailler de longs horaires, connaître les manoeuvres politiciennes et ne jamais oublier les règles de base du métier. " Ne prenez jamais la parole lorsqu'un magnétophone est allumé, lance Quinn en direction du magnétophone. Ne prenez aucune note écrite. Ne téléphonez pas à vos interlocuteurs si vous pouvez les rencontrer en personne. Et inutile de parler si vous pouvez vous contenter de faire un clin d'oeil. "

Contrairement à Naylor, qui dans le film témoigne devant une commission du Sénat américain, les lobbyistes s'efforcent toujours de garder profil bas. Lorsque le Congrès américain requiert le témoignage d'un expert, les secteurs du tabac, des vins et alcools et des armes à feu préfèrent dépêcher un dirigeant d'entreprise plutôt qu'un lobbyiste. Quiconque est appelé à témoigner se voit en revanche formé par des lobbyistes comme Quinn. " Ne balbutiez jamais la vérité, recommande-t-il à ses clients. Tenez-vous-en aux remarques préparées. C'est quand vous voulez dire la vérité que les problèmes commencent. "

Hors du contexte de poursuites en justice, les lobbyistes ne laissent jamais passer une occasion de défendre leur cause. Durant la campagne présidentielle américaine de 2004, les conseillers du sénateur John Kerry avaient peut-être espéré que la diffusion à la télévision des images de leur candidat en treillis de chasseur le ferait passer pour un homme proche du peuple. La NRA a cependant rapidement flairé une aubaine et a trouvé moyen de pousser sur le devant de la scène ses arguments et le programme de son candidat préféré, le président George Bush. Une demi-heure après l'expédition de chasse à l'oie de Kerry dans l'Ohio, Cox était dans un avion vers l'Etat, où il a tenu une conférence de presse en reprochant au sénateur d'avoir posé avec un fusil qui aurait été interdit par le projet de loi que ce dernier tentait alors de faire adopter au Congrès.

Aujourd'hui, Kerry est redevenu sénateur démocrate du Massachusetts. Et la NRA ? " Notre cote de popularité est plus élevée que celle du président, du Parti démocrate et du Parti républicain ", se vante Cox. " Est-elle meilleure que celles du président et du vice-président combinées ? " plaisante Quinn, un démocrate convaincu.

De joyeux lurons
Le nombre de lobbyistes à Washington a doublé depuis 2000, les grandes entreprises prenant de plus en plus conscience du pouvoir croissant du Big Government, même sous une administration républicaine. " Je crois me souvenir que Fred Smith [le PDG de FedEx] disait craindre devoir un jour mettre la clé sous la porte, pas à cause de ses concurrents, mais à cause de ces enfoirés de Washington ", note Cox.

Selon les chercheurs du site www.lobbyists.info, une soixantaine de lobbyistes défendent les intérêts des fabricants d'armes à feu, près de 200 ceux des producteurs de bière, de vin et d'alcools forts, et plus de 170 ceux des fabricants de tabac. Le Tobacco Institute, qui a servi de modèle à l'Academy of Tobacco Studies fictive du film " Thank you for Smoking ", avait été contraint de fermer à la suite de l'accord à l'amiable conclu en 1998 entre les fabricants de tabac et les Etats qui leur avaient intenté des procès

C'est précisément ce genre de marchands d'influence que visent le livre de Buckley et le film " Thank you for Smoking ". Buckley comprend cependant l'attrait que ces derniers exercent. " Ces types s'amusent plus que n'importe quel autre lobbyiste, affirme-t-il. Avec qui préféreriez-vous passer un bon moment, les représentants de la ligue anticancer ou ces gars-la ? "

Certes, ce sont de joyeux lurons. Mais quand s'arrêtent-ils donc de contrôler leur message ? Même après quatre bouteilles de vin, leur propos sont soigneusement mesurés. " De vous à moi, nous pourrions avoir une conversation très sympa, commente Quinn en lançant un doigt accusateur contre le magnétophone en train de tourner. Si ce truc n'était pas allumé, je pourrais vraiment vous raconter des trucs incroyables. "

.


Trois questions à Stéphane Desselas
Fondateur du cabinet de lobbying français Athenora Consulting, basé à Bruxelles

Le Point : Quel est le statut de lobbyiste en France ?
Stéphane Desselas :
Il n'y a pas en France de statut particulier pour réglementer la profession de lobbyiste, contrairement à celle d'avocat, par exemple. Pour tenter de mettre en place ses propres normes, l'Association française des conseils en lobbying a établi un code de bonne conduite qui réclame notamment de mentionner le nom de son client lorsque l'on contacte les pouvoirs publics. Il n'engage cependant que les consultants libéraux. Mais ni l'Assemblée ni le Sénat n'ont institué de règle particulière. Les accès y sont délivrés au cas par cas. L'Assemblée nationale ne compte qu'une vingtaine de lobbyistes permanents, alors qu'à Bruxelles ils sont plusieurs milliers à représenter les 15 000 groupes d'intérêt qui gravitent auprès des institutions européennes.

Quelle est la raison de ce retard français ?
Chez nous la profession a une image un peu sulfureuse, et puisqu'elle est encore embryonnaire elle ne suscite pas encore de vraies interrogations sur la façon de l'encadrer. Les Français privilégient toujours les canaux institutionnels : les fédérations professionnelles ou le Medef, d'un côté, les syndicats, de l'autre. Et puis, dans la tradition latine, les réseaux - grandes écoles, affinités politiques... - jouent un rôle primordial. Les Anglo-Saxons, eux, ont mis dès le XIXe siècle le citoyen au coeur de l'action publique. Depuis Adam Smith, on considère que l'intérêt général est la somme des intérêts particuliers. En France, au contraire, la tradition rousseauiste interdit les corps intermédiaires pour représenter les intérêts de certains. La relation entre l'élu et le citoyen doit être directe.

Comment la profession doit-elle évoluer ?
Devant l'insistance des ONG, l'Europe s'est maintenant fixé un objectif de davantage de transparence dans l'activité de lobbying. C'est une résolution louable, mais il convient de ne pas aller trop loin pour autant. Il s'agit d'exclure les brebis galeuses, sans trop réglementer pour éviter les pratiques déviantes. L'exemple américain est parlant. Le Disclosure Act, qui impose aux lobbyistes de décliner leur identité, celle de leur client, de donner la liste des personnes rencontrées, des actions menées et même d'indiquer le montant des transactions, n'empêche pas les trafics d'influence. L'affaire Jack Abramoff l'a prouvé.

Domitille Arrivet - Le Point

Arnaque au sevrage

Sujet : LE VACCIN
De : Moet et Chandon
Le 4 juin 2004

Apparemment sur ce forum personne ne connaît la vaccin anti tabac !
Et pourtant !
C'est révolutionnaire !
Il y a un médecin à Orange qui le pratique et je peux garantir que ça marche !
FONCEZ !
Le vaccin vous est envoyé chez vous (uniquement de le feuille de tabac).
Ensuite RV avec le médecin qui vous piquera.
Il faut attendre environ 2 mois pour avoir le RV.
Et plus de tabac !
Vous n'avez aucune envie, aucune irritabilité, c'est magique !
J'ai deux amis qui l'on fait.
Dr Jean-Pierre NICOLAS
Tel : 04 90 30 70 25

Le vaccin coûte environ 120 €.
Essayez-le.

Association d'Aide aux Victimes du Tabagisme.
Demande de renseignements au corps médical.
On trouve sur Internet une proposition de "vaccin" anti tabac à base de feuilles de tabac !!
Bien sur effet miraculeux !!
il faut juste prendre rendez-vous avec M. Jean-Pierre NICOLAS au 04 90 30 70 25 (délais deux mois)
Coût : environ 120 €
Une recherche donne M. JP NICOLAS à Sainte CECILE LES VIGNES rubrique :
ANESTHESIOLOGIE ET REANIMATION CHIRURGICALE

Que peut-on en penser ?
C. Peschang
Service juridique de l'Association d'aide aux Victimes du Tabagisme.

Réponse N°1
On ne peut en penser que du mal. C'est de la pure arnaque! Cela n'a absolument aucun intérêt. Il existe à l'étude un véritable “vaccin” à la nicotine, dont le principe n'a absolument rien à voir et qui est un véritable traitement, encore à l'étude.
B.Le Maître Tabacologue

Réponse N°2
C'est de l'arnaque, mais malheureusement, c'est fait par des médecins. A partir d'un produit destiné à le désensibilisation des sujets allergiques au tabac et exposés au tabac pour des raisons professionnelles.

Pr Bertrand DAUTZENBERG
Service de pneumologie & réanimation
Groupe Hospitalier Pitié Salpetrière
75651 Paris cedex 13

Réponse N°3
Cette "méthode" est en effet proposée depuis plusieurs années par certains...
Le "vaccin" proposé consiste en une injection d'un extrait allergénique de feuille de tabac dosé à 100 IC.
Voici un extrait du travail que j'ai fait il y a 2 ans sur les différents moyens et méthodes proposés aux fumeurs souhaitant s'arrêter et qui vous apportera, je l'espère, quelques éclaircissements :

"Les extraits de tabac destinés à l'immunothérapie spécifique représentent un traitement destiné à soulager des malades allergiques soit, dans le cas présent, des maladies professionnelles dues à des moisissures se développant sur les feuilles de tabac pendant le séchage, maladies a priori désormais rarissimes, voire inexistantes. L'utilisation de ce type d'extraits allergéniques dans le cadre du sevrage tabagique représente un mésusage .

Or d'une part cette méthode n'a pas prouvé son efficacité dans le sevrage tabagique (et les patients encourent donc un risque d'échec du sevrage très important) et, d'autre part, il existe un risque théorique d'effets secondaires, conséquence de l'injection de protéines végétales avec des mécanismes difficilement prévisibles.

L'utilisation de cette méthode est donc condamnable :
•  Puisqu'il ne s'agit pas d'allergie,
• et qu'il s'agit d'une thérapeutique non éprouvée dans le sevrage tabagique et donc en contradiction avec l'article 7 du code de déontologie qui stipule qu'un médecin doit utiliser les thérapeutiques prouvées comme étant les plus efficaces."
•    Dr Nadia LAHLOU
Tabacologue
"Moyens et méthodes proposés en France pour le sevrage tabagique" 2002.


L'encens (27 avril 2004)
Objet : Utilisation de l'encens.
Nous intervenons beaucoup dans les Lycées et Collèges pour faire de la prévention du tabagisme.
Nous proposons un CO test(1) à chaque collégien ou lycéen volontaire.
Nous avons relevé des taux de 6 à 10 PPM (2) pour des adolescents qui se déclarent non-fumeurs et non exposé au tabagisme passif.
Après recherche et discussion, ils reconnaissent brûler de l'encens dans leur chambre "parce que ça sent bon".
Cela peut-il expliquer 6 à 10 PPM ?
C.Peschang

(1) : Le CO Test a très bien été validé comme mesure indirecte de consommation de cigarettes et elle est couramment pratiquée dans des programmes de sevrage du tabagisme.

(2) : PPM (partie par million) est l'unité de mesure du monoxyde carbone dans l'air expiré.
6 à 10 PPM indique un tabagisme modéré ou une exposition importante au tabagisme passif.

Réponse du Docteur FONTAINE.

Oui, tout à fait
Mais il faut surtout insister sur le fait que la combustion d'encens libère des goudrons cancérogènes en grande quantité ; à titre d' exemple, il a été trouvé aux indes, pays où la pollution d'origine automobile est majeure, des taux atmosphériques de HAP ( goudrons cancérogènes ) supérieurs à l'intérieur des temples (où de l'encens est brûlé) à ceux trouvés à l'extérieur de ceux-ci, en plein carrefour !
Dr FONTAINE

Contraception orale et tabac (27 avril 2004)
Objet : pilule et tabac
A l'occasion de nos interventions devant les lycéennes, nous informons des risques du couplage tabagisme et contraception par pilules.
Nous avons eu plusieurs fois la réponse suivante :
"Mon médecin me donne une pilule qu'on peut prendre en continuant de fumer".
Que répondre à ces jeunes filles ?
Une telle pilule existe-t-elle ?
C. Peschang

Les micropilules uniquement progestatives sont beaucoup moins à risque en association avec le tabac (sur le plan cardiovasculaire ) que les pilules contenant en même temps des oestrogènes et des progestatifs, mais elles sont aussi beaucoup moins pratiques d' utilisation
Dr FONTAINE.

CIGARETTE: DANGER POUR LA FAMILLE (16 Avril 2004)
La majorité des fumeuses françaises ne se considèrent ni en danger ni dangereuses. Elles ne sont que 41 % à estimer mettre Leur famille en danger et seules 44 % cesseraient de fumer si leur mari ou enfant le leur demandait Pourtant dans dix ans, en France, il y aura autant de femmes que d'hommes parmi les fumeurs. Conséquence: une multiplication par quinze des décès féminins liés au tabac d'ici à 2020. Quant au tabagisme passif, il augmente chez les enfants le risque de mort subite et les maladies ORL. On estime que chaque année plusieurs milliers de non-fumeurs meurent prématurément de maladies dues à la cigarette. La prochaine Journée sans tabac aura lieu le 31 mai.
SOURCE: SONDAGE NOVARTIS/IFOP

Revue de presse de la MILDT du 17 mars 2004
L'AFP annonce que les vols contre les débits de tabac ont chuté de 47% entre décembre 2003 et février 2004. Le ministre de l'Intérieur a annoncé qu'ils sont passés de " 129 à 68 " après la mise en place du "plan en douze points" qui avait suivi le mécontentement des buralistes à l'annonce des augmentations successives des prix du tabac. L'agence souligne que Nicolas Sarkozy a promis aux buralistes que " police et gendarmerie continueront " à se mobiliser dans ce domaine et qu'il s'est déclaré " prêt à publier les résultats tous les trimestres ".

Un buraliste de Brest poursuivi pour avoir organisé son cambriolage

Date : 05/02/2004 20:00:38 Paris, Madrid

BREST, 5 fév (AFP) - Un buraliste de Brest suspecté d'avoir commandité le cambriolage de son établissement a été interpellé jeudi, trois semaines après avoir déposé plainte pour le vol de son stock de cigarettes, a-t-on appris auprès de la police.

L'homme, âgé d'une quarantaine d'années, avait signalé au commissariat la disparition de cartouches de cigarettes dérobées dans la nuit du 18 au 19 janvier. Le préjudice était estimé à 17.000 euros.

L'enquête a permis aux policiers de retrouver des acheteurs des cigarettes volées, puis le complice du buraliste qui avait caché le butin dans un garage proche du bureau de tabac.

Le "cambrioleur", qui a reconnu avoir agi à la demande du buraliste, avait fracturé la porte de l'établissement après avoir vidé les présentoirs et la réserve du bar-tabac. Les deux hommes devaient se partager le produit de la revente.

Au moment de son interpellation, le buraliste avait déjà touché 7.000 euros de son assurance.

Selon les policiers, une partie du butin avait déjà été revendue "grâce à un réseau d'amis".

Les deux hommes ont été remis en liberté et comparaîtront devant le tribunal de Brest en mars.

Notre commentaire : Après les augmentations des taxes sur le tabac, nous avons assisté à un déferlement d'attaques en tout genre contre des débitants de tabac allant même jusqu'au meurtre.
Très curieusement, aussitôt les revendications des buralistes satisfaites par le gouvernement, nous n'entendons plus parler d'attaques contre les bureaux de tabac.
Soit les attaques ont cessées, soit la presse ne les relate plus.

2004 © Tous droits réservés -Association d'aide aux victimes du tabagisme